Décryptage du machisme ordinaire de bureau

L’homme est un loup pour l’homme… et surtout pour la femme. Tout est dit dans cette réplique de l’inénarrable Dirty Dancing, qui vient compléter, avec pertinence, la célèbre citation du philosophe Thomas Hobbes. Depuis la tonitruante affaire Weinstein de ce début d’octobre 2017, les révélations de scandales sexuels s’enchaînent avec une régularité implacable. Les victimes osent enfin faire entendre leur voix, les « porcs » tombent les uns après les autres : il était temps !

Ces « porcs » ne sont pourtant que le sommet de l’iceberg du sexisme de nos sociétés modernes. Les machos, j’en croise partout, tout le temps. Mais là où j’en ai côtoyé le plus, c’est incontestablement dans le monde de l’entreprise. Sur mes deux ans et demi d’expérience professionnelle, moitié en tant que stagiaire, moitié en tant qu’ingénieure, j’ai été confrontée de plein fouet à un machisme dont je ne soupçonnais pas l’ampleur. N’allez pas vous méprendre : j’ai eu la chance de travailler avec des hommes et des femmes remarquables, par leur expertise et leur talent, mais aussi leurs convictions et leurs valeurs. J’ai même rencontré des hommes féministes, pour qui une femme est tout aussi capable de réussir qu’un de ses homologues du sexe masculin. Mais j’ai également côtoyé des collègues profondément machistes et nuisibles, face auxquels j’étais totalement démunie. Mon côté grande gueule a fini par l’emporter mais bien mal m’en a pris… Une petite jeune qui reproche à un vieux de la vieille son manque d’exemplarité, ça ne passe pas – même quand le vieux en question vient de sortir la blague la plus machiste qui soit…

Cet article est l’occasion pour moi de vous faire partager mon décryptage du machisme ordinaire de bureau. Expérience personnelle, lectures d’articles, de livres, de témoignages, et échanges réguliers avec des proches confrontées aux mêmes problèmes m’ont permis de mettre en lumière cinq archétypes de macho. Je me suis rendue compte que ces portraits, loin d’être de simples caricatures, concordaient bien avec les analyses du rapport sur Le sexisme dans le monde du travail publié en 2015 par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Le sexisme au travail est une réalité inquiétante, et il ne tient qu’à nous, femmes et hommes, d’apprendre à repérer ces archétypes de macho pour mieux les dénoncer et les combattre.

1. El Macho : le cowboy de la machine à café

Vous le voyez venir à des kilomètres : chaussures clinquantes, épaules en arrière, quéquette en avant. Le voici, le voilà : El Macho, le John Wayne de la machine à café. Il est tellement lourd, un concentré de phallocrates, qu’en le diluant dans l’eau, on pourrait fait dix hommes normaux.*

Cowboy
El Macho : le cowboy de la machine à café

Son arme secrète ? L’humour, bien sûr ! Amateur de bons mots, il ne manquera jamais une occasion de dégainer un des classiques de son répertoire. Quelle est la chose la plus intelligente qui soit sortie de la bouche d’une blonde? La bite d’Albert Einstein ! Boutade ponctuée par l’explosion d’un rire gras et sonore, sans oublier quelques postillons. Le sourire en coin et l’œil brillant sont les signes précurseurs de ces sorties. A ce moment-là, rien ne sert de parler à El Macho : il ne vous entend plus. Toute l’énergie de son micro-encéphale est focalisée sur ce mot d’esprit et vous ne pourrez espérer retrouver son attention qu’une fois qu’il aura remballé son flingue.

J’en vois déjà certains sourire derrière leur écran. Des cowboys comme cela, on ne doit pas en croiser tous les jours : nous sommes au vingt-et-unième siècle parbleu… Détrompez-vous ! El Macho résiste encore et toujours à l’évolution. Il est partout : dans les couloirs de bureau, en réunion, à la photocopieuse, à la pause de midi… Ce spécimen n’est nullement cantonné aux usines et aux chantiers, bien au contraire ! Il se fait même de plus en plus présent lorsque l’on gravit les échelons de cette prestigieuse catégorie professionnelle des cadres et professions intellectuelles supérieures…

Avoir El Macho comme collègue de travail est loin d’être une sinécure. C’est difficilement supportable pour les femmes et cela met beaucoup d’hommes mal à l’aise, même s’ils n’osent pas toujours l’avouer. Mais les vraies difficultés apparaissent lorsqu’El Macho n’est pas seulement un collègue, mais votre chef de service, voire un N+x. Dans ce cas, les femmes ont malheureusement peu de moyens d’agir et c’est regrettable…

Je me surprends parfois à imaginer des situations improbables où l’assistante Josiane – personnage fictif qui servira d’exemple à plusieurs reprise dans cet article – sortirait, tout sourire, à son chef de service pendant la pause-café : Pourquoi y a-t-il des hommes ? Parce que les vibromasseurs ne tondent pas la pelouse. Dans notre monde actuel, je ne donne pas cher de la carrière de Josiane au sein de l’entreprise… El Macho, lui, continue de sévir.

2. Valentino : le charmeur de ces dames

Brushing impeccable, œil larmoyant et un petit côté Alain Delon dans son duo Paroles, Paroles avec Dalida. C’est étrange, je ne sais pas ce qui m’arrive ce soir, je te regarde comme pour la première fois. Ce macho-là, c’est le macho à l’italienne : le Valentino des open-spaces.

Valentino
Valentino : le charmeur de ces dames

Les femmes ? C’est son petit bonheur quotidien, un émerveillement sans cesse renouvelé. Elles sont si belles, si délicates, que les mots lui manquent pour décrire l’émotion qui le submerge. Heureusement, il y a la botanique et ses métaphores fleuries : Les femmes reverdissent au doux soins de l’affection, s’épanouissant à l’eau de rose de l’amour (Georges Isidore Barthe). Il y a la poésie et ses envolées lyriques : Fragilité, ton nom est femme (Shakespeare) ! Et bien sûr, il y a Julien Clerc : Femmes, je vous aime ! Je n’en connais pas de faciles, je n’en connais que de fragiles et difficiles. Oui, difficiles.

Valentino ne tarit pas d’éloges envers ces mères, ces filles, ces sœurs, ces secrétaires, ces assistantes, ces ingénieures… Euh… Vous pouvez répéter le dernier ?! Ce macho-là n’est jamais avare en compliments. Il aime tout de vous : votre nouvelle couleur, votre robe, votre mise en beauté… Il détaille votre tenue avec une minutie digne de Cristina Cordula des Reines du Shopping. Vous entendrez régulièrement des : Josiane, vous êtes ravissante dans cette petite robe noire ! En revanche, les compliments sur vos qualités managériales risquent de se faire plus rares… Vous en entendrez moins des : Josiane, j’ai été impressionné par la façon dont vous avez anticipé la crise au sein de l’équipe !

Si Valentino peut sembler charmant au premier abord, il n’en demeure pas moins un dangereux macho qui peut faire bien des dégâts. Cette forme subtile de machisme porte un nom : le sexisme bienveillant. Valentino a certes moins tendance à critiquer ses collègues de la gente féminine – il leur fait peut-être même plus de commentaires favorables qu’à ses homologues masculins – mais il ne les pousse jamais à aller de l’avant. Il ne faudrait pas que cette pauvre petite chose se casse un ongle… Loin d’être favorisées, les femmes sont traitées avec condescendance, bienveillance et même de manière infantilisante. Valentino détruit peu à peu l’estime de soi de ses collègues féminines, les dissuadent de se positionner sur des promotions à venir et sape leur capacité à développer et démontrer des compétences professionnelles pertinentes (cf. chapitre 2.3 p. 21 du Rapport sur le sexisme dans le monde du travail).

Bref, la prochaine fois que Valentino comparera Josiane à une rose délicate, celle-ci pourra lui rétorquer, qu’à défaut d’être une fleur, elle préférerait de loin être un cactus et que Valentino ferait bien de se tenir à l’écart de ses épines. A bon entendeur…

3. Le pervers : macho masqué et destructeur

Un simple regard suffit à vous mettre mal à l’aise. Vous n’arrivez pas à expliquer pourquoi mais vous avez l’intime conviction que celui-là n’a qu’une idée en tête : comment vais-je me la faire ? Ce macho-là, c’est ma bête noire, celui que j’exècre au plus haut point : le pervers par excellence.

Pervers
Le pervers : macho masqué et destructeur

Le pervers est un spécimen de macho particulièrement malfaisant. Il avance masqué et se garde bien d’être pris sur le fait. Les autres hommes détectent rarement son comportement ; tandis que les femmes n’osent très souvent pas parler de leur mal-être. Mais enfin Josiane, arrête de te faire des idées ! Pourtant, l’intuition féminine fait rarement défaut dans ce genre de situation. Une femme a tout à fait conscience d’être déshabillée du regard, imaginée dans les positions sexuelles les plus dégradantes, réduite au statut d’objet et non plus de sujet. Le problème, c’est comment lutter contre ce machisme insidieux ?

De nos jours, prouver que l’on a été victime de harcèlement ou d’agressions sexuels relève encore et toujours du parcours du combattant. Dans un tel contexte, vous imaginez bien que Josiane aura quelques réticences à parler du malaise qu’elle éprouve à chaque fois qu’elle se trouve en présence de son chef de service… S’il commence à lui écrire des mails suggestifs, lui demande de rester tard avec lui au bureau ou lui met la main aux fesses, Josiane pourra s’appuyer sur des preuves tangibles pour dénoncer ses comportements déplacés. Mais s’il ne passe jamais à l’acte ? S’il continue de reluquer Josiane à chaque fois qu’elle passe dans son bureau, sans jamais faire un geste compromettant ? Josiane n’aura malheureusement qu’une alternative : changer de service ou alors – la solution pour laquelle optent de nombreuses femmes – fermer sa gueule et sourire.

Le silence de Josiane ne sera pas sans conséquence. Réduite à sa seule apparence physique, elle risque fort de développer des troubles alimentaires et psychologiques. Tout comme son chef se concentre sur son corps, Josiane va peu à peu réduire son périmètre de vie au travail, « rétrécir » sa présence au sens littéral du terme, en écourtant typiquement son temps de parole. Son comportement va s’aligner sur ce que son chef attend d’elle, être une chose muette dépourvue d’autres traits marquants et intéressants. Traitez quelqu’un comme un objet, et il va se comporter comme tel (cf. chapitre 3.5 p. 28).

Lecteur, lectrice, prends quelques minutes pour penser à tes collègues de travail. Peut-être connais-tu toi aussi une Josiane, une collègue qui souffre en silence, qui rétrécit à petit feu. Il ne tient qu’à toi d’aller la voir, de l’inciter à parler de son malaise, de votre malaise… Il ne tient qu’à toi d’apprendre à démasquer un pervers de bureau et de le prendre sur le fait !

4. La macho : pendant féminin du misogyne

Je dois constater que, parmi les machos les plus virulents que j’ai côtoyés dans le monde de l’entreprise, il y avait… de nombreuses femmes ! La femme peut aussi être une louve pour la femme, parfois bien plus redoutable que ses homologues masculins. Cet archétype de macho, c’est le pendant féminin de la misogynie : la macho en jupe et talons aiguilles.

Macha
La macho : pendant féminin du misogyne

Qui sont ces machos ? Des femmes brillantes, au curriculum impressionnant, qui ont réussi à s’imposer dans un monde d’hommes – une belle périphrase pour ne pas dire un monde de gros machos. Des femmes qui enchaînent les conférences et les séminaires pour parler des réussites du beau sexe dans l’entreprise en général, et de leurs succès personnels en particulier. Des femmes qui gloussent avec les directeurs et ont ce petit geste de la main pour faire comprendre à leur stagiaire qu’elle doit aller préparer le café, et fissa. Des femmes qui esquissent cette petite moue de mépris lorsque Josiane les appelle en panique pour expliquer qu’elle ne pourra pas venir à la réunion de ce matin car le petit dernier est cloué au lit avec une grippe. Des femmes qui ont ce regard de pitié, teinté de condescendance, quand elles croisent la femme de ménage avec son chariot dans l’ascenseur. La pauvre… Elle pourrait faire un effort pour mieux s’arranger tout de même…

Je m’étonne qu’en France, on parle peu de ce pendant féminin du sexisme ordinaire, pourtant tout aussi présent et destructeur que sa version masculine. Pour comprendre le phénomène, il faut aller chercher outre-atlantique, avec des témoignages comme celui de Sheryl Sandberg dans son ouvrage Lean in. Sandberg a constaté que, plutôt que de s’unir contre un système injuste, les femmes se considèrent souvent comme des concurrentes. L’ambition alimentant l’hostilité, elles finissent par s’ignorer, voire saper les tentatives de s’en sortir, les unes des autres. Certaines cherchent à garantir leur survie ; d’autres ont grandi dans une société convaincue de la supériorité des hommes sur les femmes. Ces « reines des abeilles », qui ont intériorisé la situation peu enviable des femmes, n’aspirent qu’à se mêler aux hommes pour se sentir digne d’estime. Le plus souvent sans s’en rendre compte, les femmes intériorisent des idées reçues dévalorisantes dont elles se font l’écho. De fait, elle ne sont pas seulement victimes mais aussi complices d’un certain sexisme.

Comment lutter contre ce machisme au féminin ? Sandberg propose en premier lieu de commencer par reconnaître la valeur de ce que nous accomplissions, les uns les autres. Il serait bon que les mères en activité professionnelle considèrent comme un réel travail celui qu’effectuent les mères au foyer. Celles-ci devraient pour leur part respecter celles qui ont fait un autre choix que le leur. Par ailleurs, Sandberg explique que, le meilleur moyen de lutter contre ce machisme au féminin, c’est d’augmenter la part des femmes dans les strates du pouvoir. Plus il y aura de femmes au sommet, moins elles subiront de pression pour se conforter aux normes masculines et plus elles agiront en faveur de leurs consœurs.

Lectrices, lecteurs, c’est désormais à vous de faire preuve de vigilance. Lectrice, il ne tient qu’à toi de te dresser contre les comportements machistes de tes collègues femmes ; lecteur, il ne tient qu’à toi de reprendre une femme qui fait preuve de misogynie, sans même parfois s’en rendre compte…

5. Le macho qui s’ignore : « Sexiste moi ?! Jamais de la vie ! »

Il existe un dernier spécimen de macho : celui qui s’ignore. Celui-là n’aime pas trop les blagues salaces – ou alors seulement de temps à autres, à petite dose – il n’est ni un poète à la Valentino, ni un pervers qui ne pense qu’à se taper sa secrétaire. Bref, c’est un quidam de bureau comme on en croise tous les jours dans le monde de l’entreprise. Macho moi ?! Jamais de la vie ! Et pourtant…

Inavoué
Le macho qui s’ignore : « Sexiste moi ?! Jamais de la vie ! »

Josiane proteste parce qu’on lui fait systématiquement la bise, sans lui demander son avis, alors qu’elle n’aime pas ça. Mais qu’est-ce qu’elle a celle-là ? La bise en France, c’est culturel !

Culturel peut-être – les Français sont bien les seuls au monde à faire la bise au bureau ! – mais surtout sexiste. Pourquoi un tel fait-il la bise à ses collègues femmes alors qu’il serre la main de ses homologues masculins ? Beaucoup de femmes n’aiment pas la promiscuité physique imposée par la bise : disons les choses clairement, il est très désagréable de devoir embrasser un collègue mal rasé qui sent la transpiration, la clope ou le cassoulet de la cantine… Rien ne vaut une bonne poignée de main, franche et énergique. Une poignée de main, c’est de l’estime et du respect mutuel ; la bise, c’est réservée aux amis, ou bien cela devient une affaire de galanterie.

Josiane proteste parce qu’un collègue masculin ponctue ses phrases de « putain » en veux-tu en voilà. Mais qu’est-ce qu’elle a celle-là ? Si on ne peut même plus dire de gros mots…

Josiane a pourtant raison : toutes les grossièretés ne se valent pas. Quand je dis « merde, fait chier », je ne véhicule pas les mêmes images que lorsque je dis « putain, pétasse ». Beaucoup d’hommes ont du mal à accepter qu’on leur reproche de dire « pute » ou « salope » comme si ces insultes n’étaient pas si choquantes que cela… A l’instar des grossièretés homophobes « pédé », « tapette » et autres « enculé », les insultes dégradantes envers les femmes sont largement tolérées dans le monde de l’entreprise et c’est regrettable. Mais alors, si « salope » et « pédé » ne sont pas si graves, pourquoi ne pas y aller franchement et balancer des « négro », « bougnoule » et autres « youpin »? Ah… Tout de suite, on fait moins le fier…

Josiane se plaint du discours de fin d’année du DG, qui a remercié les ingénieurs, les techniciens, les directeurs, les exploitants et les assistantes. Mais qu’est-ce qu’elle a Josiane aujourd’hui ? Elle a ses règles ou quoi ? Assistant, assistante, c’est du pareil au même !

Dans ce cas, imaginons que – par un tour de magie ou la malice de Josiane qui aurait apporté quelques modifications de dernière minute au discours en question – le DG salue le travail des ingénieures, des techniciennes, des directrices, des exploitantes et des assistants. Les hommes monteraient tous au créneau, les syndicats crieraient au scandale… Assistante, assistant, c’est pourtant pareil non ?

Le machisme ordinaire de bureau, c’est aussi cela. Une forme de tolérance, de laisser-faire, mais aussi d’hostilité moqueuse vis-à-vis des femmes (et des hommes !) qui osent s’élever contre ces formes de sexisme. Non, ce n’est pas normal qu’une femme ait besoin de se lancer dans de grandes explications pour justifier qu’elle n’ait pas envie de faire la bise le matin. Non, ce n’est pas normal d’entendre des « putain », « pute », « salope », à longueur de journée. Non, ce n’est pas normal qu’un DG félicite les assistantes alors qu’il a décliné tous les intitulés de postes précédents au masculin.

Il n’y a pas de machisme light. C’est une forme de sexisme à part entière, qui cherche à dédramatiser certains comportements, alors qu’ils sont parfaitement déplacés et discriminatoires. Comme le dit le proverbe allemand : der Teufel steckt im Detail – le diable se cache dans les détails…

Qu’avez-vous pensé de ces portraits ? Je serais prête à parier qu’ils ne vous sont pas étrangers… C’est maintenant à vous de prendre place à table – pour reprendre les mots de Sheryl Sandberg – voire même de taper du poing sur la table pour dénoncer ces différentes formes de sexisme.

Sur ce, good night and lean in !

* * *

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter ces récents articles du Monde :

ainsi que ces ressources du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes :

* Adaptation libre de la chanson Monospace de Bénabar.

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