5 bonnes raisons de se mettre au vélo !

Le magazine MONSIEUR de ce mois d’avril 2017 affiche un titre choc : « Le vélo, c’est chic », accompagné d’un dossier complet sur l’engouement pour le cyclisme de ces dernières années. On peut y découvrir les raisons qui poussent les dandys branchés – et les vieux beaux en mal de sensations – à mettre le pied au pédalier : la santé avant tout, car c’est bien connu, le vélo booste la cardio ; le raffermissement musculaire, car c’est un fait, le vélo fait travailler les abdos ; et enfin l’esthétisme branchée, car personne ne dira le contraire, le vélo, c’est beau !

Monsieur
Couverture du magazine MONSIEUR d’avril 2017

Mais s’il est certain que le vélo a repris du poil de la bête ces dernières années, la France est bien loin d’être un exemple en matière de cyclomobilité. Un article du journal Le Monde de mai 2015 dresse un bilan plutôt mitigé : dans le palmarès des politiques cyclables en Europe, la France se classe seulement 12ème ; loin derrière le Danemark qui est en première position. En effet, la proportion de cyclistes quotidiens atteint 36% aux Pays-Bas, 23% au Danemark et seulement 4% en France. Ce chiffre varie beaucoup selon les villes, et pas seulement les pays. Ainsi, en Allemagne, la proportion de cyclistes quotidiens ne dépasse pas 2% à Wuppertal mais atteint 38% à Münster. En France, selon les derniers chiffres disponibles, Strasbourg (pourtant première agglomération cyclable de France ! ) fait seulement8% et Montpellier 2%.

Étant moi-même une fervente adepte de la bicyclette, j’ai beaucoup de mal à convaincre mes proches d’adopter ce moyen de transport pour effectuer leurs déplacements quotidiens. La pluie, le vent ! J’habite trop loin ! C’est dangereux ! Ça me fait transpirer ! Pas aujourd’hui, il fait trop chaud ! Pas aujourd’hui, il fait trop froid ! Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas sauter le pas. Je me suis donc mise en quête des 5 bonnes raisons de se mettre au vélo, une bonne fois pour toutes.

1 – Opter pour le vélo, c’est adopter un look chic/rétro/bobo

Être un cycliste assumé n’a pas toujours été facile. L’image peu flatteuse du ringard coincé/ fauché, pédalant sur son vélo, haletant et affublé d’une tenue ridicule, a longtemps collé à la peau des amateurs de bicyclette.

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Rowan Atkinson dans « Les vacances de Mister Bean »

Le problème de la quadrature de la roue de vélo est en effet complexe : comment faire pour rester branché et digne lorsque l’on pédale dans une côte, sous la pluie, avec un vent de côté de force 7 ? Dany Boon aborde, avec beaucoup de talent, les enjeux de cette problématique dans son célèbre sketch Le K-Way. En effet, le dit K-Way est un fashion faux-pas indéniable, à l’instar du legging et du simili cuir trop voyant.

Mais rassurez-vous, le monde a changé. Il existe maintenant des solutions innovantes et résolument fashion pour répondre aux besoins des cyclistes soucieux de leur image.

Prenons par exemple le problème récurrent de la pluie. Le K-Way has-been a désormais fait place aux ponchos de pluie – qui permettent de protéger tout le corps du cycliste et d’assurer une circulation d’air optimale. La marque Rue du parapluie propose une gamme de ravissants ponchos (et même des ponchos jetables ! – dont j’avoue être moins fan vu l’impact environnemental…).

Pour les adeptes de nouvelles technologies, la société hollandaise Drybike a développé un système qui permet de fixer son parapluie sur le guidon de son vélo. Une idée remarquable, mais attention tout de fois à ne pas l’utiliser en cas de vent trop fort, sous peine de décoller comme Eliott et son ami E.T l’extraterrestre.

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« E.T. l’extra-terrestre » de Stephen Spielberg ou « Les risques de la pratique du vélo par vent de force 8 »

A l’éternel dilemme « Casque ou pas casque? », je réponds : « Un casque non, mais un casque fashion oui! » La société Nutcase Helmets a créé une série de casques tous plus originaux les uns que les autres. Casque à pois, casque à fleurs, casque coccinelle, casque Union Jack, casque bowling, casque rallye : chacun y trouve son compte! J’ai personnellement opté pour un casque au motif pastèque, absolument ra-vi-ssant.

Alors… A quand une émission des Reines du Shopping Spéciale Branchée à vélo?

Fashion à vélo
Le Reines du Shopping – Spéciale branchée à vélo

2 – Opter pour le vélo, c’est épater les collègues de bureau

Nous avons tous connu un collègue obstiné, s’évertuant à venir au bureau à vélo, quelles que soient les conditions climatiques. Il arrive tous les matins avec deux belles auréoles sous les aisselles (peut-être même une troisième dans le dos) et vous priez toute la journée pour ne pas le croiser à la photocopieuse. Serait-ce un cliché? Oui bien sûr, mais les clichés sur le vélo ont la vie dure, en particulier au bureau. Car la grande peur de l’employé lambda, c’est d’arriver transpirant au bureau et d’être évité par tout le monde à la photocopieuse.

Pourtant, des solutions simples existent : enfiler un T-shirt en coton sous ses vêtements et l’enlever discrètement aux toilettes une fois arrivé au bureau. Ni vu, ni connu! Il est même tout à fait possible d’envisager de prendre sa douche au bureau (à condition que votre employeur ait pensé à faire équiper ses locaux). Pour la plupart des cyclistes, les problèmes de transpiration diminuent avec la pratique : plus on pédale, plus notre corps se muscle et moins on est sujet à la transpiration.

Une fois ce petit problème de transpiration maîtrisé, vous prendrez pleinement conscience des avantages de venir au travail en vélo. Sans compter le gain de temps et la diminution du stress dans les embouteillages, le vélo est un vrai vecteur de lien social au bureau. « Ah! Tu es venu(e) à vélo aujourd’hui? Sympa! »

Parler vélo, c’est le gage d’une conversation intéressante et cultivée. « Ah ouais ? Toi aussi tu utilises les pompes Pompettes pour regonfler tes pneus ? » « Ton casque aussi est un Nutcase ! Incroyable, ma belle-mère a le même ! »

Vous ferez l’admiration de vos supérieurs hiérarchiques (à tous les coups, ils auront lu le magazine MONSIEUR et seront déjà convaincus des bienfaits salvateurs de la bicyclette). Vous vous découvrirez des points communs avec des gens insoupçonnés (tel ce grognon de la compta qui ne parle pas trop … mais qui fait 10 km de vélo tous les dimanches avec ses trois enfants ! ). Et qui sait, vous convaincrez peut-être d’autres collègues de sauter le pas ?

3 – Opter pour le vélo, c’est ne plus jamais rester solo

Revenons au cliché du cycliste : coincé entre un bus et le trottoir, klaxonné par les voitures, manquant de se faire écraser par les mobylettes, condamné à respirer les gaz d’échappement… Il est vrai qu’il y a encore beaucoup (trop) d’endroits en France où faire du vélo relève du parcours du combattant. Mais il existe de nombreuses villes et campagnes, où il fait bon faire du vélo et où être un cycliste est un véritable atout !

En effet, le cycliste dégage un capital sympathie supérieur au piéton moyen (à condition bien sûr, qu’il respecte le code de la route et ne slalome pas comme un fou sur les trottoirs). Le cycliste a plus de chances d’être abordé dans la rue. Car contrairement au piéton, il a la réputation de mieux connaître l’environnement où il évolue, que ce soit le nom des rues, les raccourcis ou les endroits pittoresques. Faire du vélo, c’est donc l’occasion de faire des rencontres, d’aider votre prochain et de donner des conseils aux touristes.

Faire du vélo, c’est aussi faire le plein de bonne humeur. Quand vous croisez un compère à vélo, il y a une chance sur deux pour qu’il vous sourit (ce qui n’arrive jamais, au grand jamais, lorsque vous êtes au volant de votre voiture). Et si vous portez un casque fashion – par exemple au motif pastèque – l’effet sourire sera décuplé !

4 – Opter pour le vélo, c’est la garantie d’avoir les fesses de J.Lo

Je vais maintenant vous révéler un secret bien gardé que peu de cyclistes osent avouer. Lorsque vous pédalez, vous sollicitez une série de muscles insoupçonnés : le vaste interne, le vaste externe, le vaste crural, le vaste droit antérieur, le petit fessier, le moyen fessier, le grand fessier, les ischio-jambiers, le demi-tendineux, le demi-membraneux, le biceps crural, le triceps sural, le jambier intérieur, le psoas, l’iliaque, le tenseur du fascialata et enfin le couturier! (Pour des explications détaillées, c’est par ici)

Bref, sans le savoir, vous menez un combat au corps-à-corps avec votre cellulite et vos poignées d’amour, celles que vous tentez vainement d’éliminer à coup de régimes, de privations et de temps gaspillé à trimer dans une salle de sport.

Faire du vélo, c’est l’assurance d’avoir le ventre plat, le fessier musclé et la jambe fine! George Clooney et Jennifer Lopez l’ont bien compris.

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George Clooney et Jennifer Lopez l’ont bien compris : le vélo, ça rend beau !

5 – Opter pour le vélo, c’est enfin se mouvoir écolo

Alors oui, vélo rime avec beau, abdo, égo… mais vélo rime aussi avec écolo et ce serait bien dommage de l’oublier. Car le vélo, c’est le mode de transport le plus écolo qui soit avec la marche à pied. Un déplacement à bicyclette, c’est zéro émission de polluants (sauf si l’on compte le CO2 rejeté par la respiration bien sûr…).

Gardons bien à l’esprit qu’avant d’être un phénomène de mode, un moyen de se faire du muscle ou de frimer devant les collègues, le vélo est avant tout une solution simple et concrète à de nombreux problèmes de société.

Les chiffres donnés par l’ADEME et le ministère du développement durable sont édifiants.

Les transports en France, c'est quoi
Les transports en France, c’est quoi ?

Nos voisins d’Offenburg de l’autre côté du Rhin l’ont bien : Für den Klimaschutz müssen wir das Rad nicht neu erfinden. Nur häufiger nutzen. Pour la protection du climat, pas besoin de réinventer la roue, il suffit de se mettre en selle !

Alors, enfourchez votre bicyclette et faites passer le message : vélo, boulot, dodo !

* * *

Pour en savoir plus, je vous recommande l’excellent ouvrage de Frédéric HERAN : Le retour de la bicyclette aux éditions La Découverte. Et, pour finir en beauté, allez donc (re)découvrir le classique Bicyle Race de Queen et le déjanté – mais néanmoins classique du répertoire allemand – Mein Fahrrad du groupe Die Prinzen.

 

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